Introduction
La numérisation intra-orale des arcades édentées ne présente pas les mêmes difficultés dans la mandibule et le maxillaire.
Bien que les deux représentent des surfaces sans dents, les différentes caractéristiques anatomiques et fonctionnelles des deux arcades, et en particulier des tissus environnants, influencent significativement :
l'accessibilité du scanner
la stabilité des tissus
l'étendue de la numérisation
la précision finale des données acquises
Comprendre ces différences est essentiel pour adopter des stratégies cliniques correctes et obtenir des résultats prévisibles.
Pourquoi le maxillaire et la mandibule édentés se comportent-ils différemment lors de la numérisation intra-orale ?
Les deux arcades ont des anatomies profondément différentes.
Arcade maxillaire
Le maxillaire offre généralement :
une surface plus large et continue
la présence du palais comme zone de soutien anatomique
moins d'interférences de la langue
des tissus vestibulaires relativement plus stables
Ces caractéristiques tendent à favoriser la numérisation, en tenant également compte de l'anatomie du palais et de la présence des rugosités palatines.

Arcade mandibulaire
La mandibule, en revanche, présente de plus grands défis :
un champ opératoire plus limité en raison d'une résorption plus ou moins étendue de la crête résiduelle
une interférence constante de la langue
une grande mobilité du plancher de la bouche
la présence de la région rétromolaire
le vestibule souvent réduit en profondeur et difficile à atteindre et à contrôler
👉 Pour ces raisons, le scan mandibulaire est généralement considéré comme plus complexe.

Les principaux défis dans le scan de la mandibule édentée
Instabilité des tissus mous
Les tissus mandibulaires sont souvent :
mobiles
compressibles
facilement disloqués par les mouvements musculaires
Cela rend plus difficile l'acquisition d'une surface stable et répétable et d'éviter les incongruences et le blocage dans le collage d'images, surtout en présence d'erreurs procédurales concomitantes.
Interférence de la langue
La langue représente l'un des principaux obstacles cliniques :
elle réduit l'accessibilité
altère continuellement le champ de scan
compromet la visibilité des régions postérieures
Accès à la région rétromolaire
Un enregistrement complet de la mandibule édentée nécessite souvent l'acquisition de la région rétromolaire, une zone fondamentale pour de nombreuses réhabilitations prothétiques amovibles.
Cette région est :
profonde
dynamique
difficile d'accès sans rétraction adéquate
Défis spécifiques du scan maxillaire
Bien que généralement plus simple, le scan maxillaire présente également certains problèmes.
Extension du palais
Les surfaces larges et relativement uniformes du palais postérieur peuvent :
réduire les références géométriques
augmenter le risque d'erreur de couture
Vestibule postérieur et tubérosité
L'acquisition correcte des zones postérieures nécessite :
une rétraction adéquate des tissus
une inclinaison correcte du scanner
un contrôle de l'humidité
Précision : y a-t-il des différences entre le maxillaire et la mandibule ?
Des études cliniques montrent que les deux arcades peuvent être scannées avec une grande précision lorsque :
des stratégies de scan validées sont utiliséesles
Les différences observées ne dépendent pas tant de l'arcade elle-même, mais de la difficulté à gérer les conditions opératoires.
Stratégies cliniques pour la mandibule
Pour améliorer le scan mandibulaire, il est conseillé de :
Stabiliser les tissus péricristaux
Réduire la mobilité des tissus pendant l'acquisition.
Rétracter efficacement la langue
Dégager complètement le champ opératoire.
Utiliser des stratégies de scan validées

Par exemple, scanner la mandibule édentée nécessite un stratégie de numérisation en deux étapes pour permettre un contrôle approprié de la langue.
Stratégies cliniques pour le maxillaire
Pour la numérisation maxillaire, il est utile de :
Segmenter correctement le chemin de numérisation
Éviter des chemins trop longs sur des surfaces uniformes.
Gérer soigneusement le palais
Maintenir des références continues et un chevauchement entre les tissus acquis et à acquérir pendant le mouvement du scanner.
Assurer une rétraction vestibulaire complète
pour capturer correctement les fornices et les tubérosités.
Conclusions
La numérisation intraorale des arcs édentés nécessite des approches différentes pour le maxillaire et la mandibule.
En résumé :
la mandibule présente de plus grandes difficultés opérationnelles
le maxillaire offre généralement des conditions plus favorables
les deux peuvent être numérisés avec précision si les conditions cliniques sont correctement contrôlées
👉 Le succès de la procédure ne dépend pas de l'arc lui-même, mais de la capacité à créer des conditions de numérisation optimales.
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